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Navigation

3 générations pour une mise à l'eau

Il fait frais sur la zone technique du Crouesty et même quelques petites averses bien fraîches nous rappellent que nous sommes toujours en hiver et Sassandra est devant nous, sur son conformateur avec sa dérive refaite à neuf qu'il reste à fixer et protéger. Après quelques efforts et des coups de marteau bien placés les vis de l'axe de la dérive ont bien voulu se mettre en place et c'est les mains maculées de peinture anti-fouling que votre serviteur inspecte les œuvres vives et fait quelques petites retouches par-ci par-là.
Enfin le bateau est prêt  et nous sommes trois, de trois générations successives pour procéder à la mise à l'eau en compagnie bien sûr de toute l'équipe de manutention du port, bien entendu. La masse du Travelift avance doucement vers Sassandra dans un grand bruit de diesel et ceci a malheureusement comme effet de mettre la génération 3 en pleurs. Qu'à cela ne tienne, la génération 2 est là pour prendre dans les bras et consoler.

Sassandra1

Les sangles sont passées et c'est maintenant un des moments les plus impressionnant: un coup de moteur et voici les 6 tonnes de Sassandra à quelques centimètres au dessus de son support. Encore quelques retouches d'anti-fouling et voilà le voilier qui avance doucement vers la cale de mise à l'eau à deux mètres au-dessus du sol et qui finalement s'immobilise au-dessus de l'eau. Le moteur de l'engin rugit de nouveau pour faire descendre la bateau et quelques secondes plus tard ce dernier est à l'eau. Nous montons alors à bord dans l'ordre des générations, le troisième un peu aidée d'accord, mais nous voilà tous les 3 à bord.

Une plongée en cale, pour  vérifier les vannes et purger le joint d'arbre, un tour de clef et le moteur démarre au quart de tour. La génération 3 qui commence à connaitre le bateau s'agite dans tous les sens dans le cockpit et surtout veux voir ce qui se passe autour en montant sur les hiloires. Du coup la génération 2 à fort à faire et ne m'est que d'un secours limité. La sangle qui retenait encore le bateau sur l'avant plonge et avec un petit peu de gaz , Sassandra part lentement en marche arrière en se mettant en crabe  bien entendu. Une petite manoeuvre et 5 minutes plus tard nous voilà amarrés au ponton avec un mousse de 18 mois à la barre.

La bateau n'est pas encore prêt à naviguer, il y les voiles à installer, un sommier à lattes à monter et bien sûr un récepteur AIS à brancher. Mais tout cela sera pour le prochain épisode.

Petit matin à Hoedic

Certains d'entre vous se sont parfois demandés comment les poubelles étaient traitées dans les petites îles. Ce matin là, je m'étais levé de bonne heure pour prendre le bulletin météo "de Penmarc'h à l'anse de l'aiguillon" diffusé par l'emetteur de Belle-Île à 7h33. La VHF avait à peine finie de crachoter que j'entends dehors le bruit strident d'un moteur hydraulique et une barge approche dans le port de l'Argol couverte de poubelles à roulettes avec des couvercles jaunes ou verts....

Sinon la lumière était très belle.

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Vrac à bateaux à Groix

Pour un des premiers beau jour de l'été Port Tudy a coonu une de ses grandes affluances. Comme vous pouvez le constater sur les images qui suivent. En plus avec le ferry qui manoeuvre dans un espace restreint, cela est parfois impresionnant. Sur un autre registre la soirée chez Ty Beudeff etait sympa et animée. La dernière fois que j'y étais passé au mois de mai, sous la pluie, c'était vraiment trop calme..

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Canal de Beagle

Parmis les lieux mythiques pour les navigateurs, le canal de Beagle occupe une bonne place: détroit le plus sud entre l'Atlantique et le Pacifique, sujets à des vents violents et soudains, à des tempêtes de neiges, théatres de nombreux naufrages. En bref, pas un endroit pour débutants et amateurs.

Brarg070043 Le canal est situé entre l'île de Terre de feu au nord (partagée en l'Argentine et le Chili) et les îles Navarino, Hostes et Gordon au sud. Ces îles sont toutes chiliennes.

La vue prise depuis un promontoire au dessus d'Ushuaia en regardant vers le sud, montre le profil du canal au niveau de la baie d'Ushuaia, avec la ville et son aéroport sur la presqu'île, les îles Bridges (Arg) et l'île Navarino (Chi) au fond.

Brarg070044 Vue vers le sud-est avec le débouché du canel vers l'Atlantique.

Brarg070045 Une des îles Bridges avec l'île Hoste au fond.

Brarg070046 Le bateau If, opéréré par la compagnie Tres Marias permet de faire une courte mais agréable navigation sur le canal et de profiter d'une ballade sur une des îles Bridges permettant d'en découvrir la faune et la flore. Le bateau est en alu et pas vraiment fait pour cet usage mais il est arrivé de France avec son skipper qui l'a ensuite vendu sur place.

Sortie ordinaire: force 7-8 avec 2 ris dans la GV et trinquette. Le matin le vent était à plus de 40 noeuds.

Brarg070047 Les couleurs et les contrastes du canal.

Brarg070048 Une image symbolique. Cette étroite bande de galets étant disposée nord-sud au milieu du canal, on peut considérer que d'un côté nous avons le Pacifique, à droite, et l'Atlantique à gauche.

Brarg070049 Le feu au sommet de l'île H

Brarg070050 Vue de la Terre de Feu depuis le Canal. La montagne s'appelle le Monte Olivia et culmine à 1470m. Le lendemain il était couvert de neige suite à une chute soudaine pendant la nuit.

Brarg070051 A la manoeuvre pour envoyer la GV avec 2 ris.

Brarg070052 L'estancia Haberton, première ferme de Terre de Feu, fondée en 1886 par un pasteur britannique. Elle est située au fond d'une anse vers le debouché du canal sur l'Atlantique. Elle vit encore de l'élevage du mouton mais surtout du tourisme avec la visite du colonie de pingouins sur une petite île au milieu du canal.

Brarg070053 Le débouché du canal sur L'Atlantique avec l'ile Picton.

Brarg070054 Puerto Williams, sur l'île Navarino, est véritablement la ville la plus au sud. C'est l'étape obligatoire pour tous les voiliers qui veulent aller vers le cap Horn ou même l'Antartique pour faire les formalités auprès des autorités chiliennes. Etape valable à l'aller comme au retour, ce qui fait souvent un détour pour se rendre à Ushuaia avec de surcroît le vent dans le nez.

En bref un petit avant goût d'une future croisière australe.

Asturies à la voile Cudillero & Luarca

C'est toujours curieux de constater comment le régime des vents peut être modifié par un cap. Nous étions parti de Gijon avec un vent de nord bien établi qui nous permettait d'avancer à 6 noeuds  et voilà que nous sommes scotchés à peine passé le promontoire rocheux du Cabo Peñas, le cap des rochers comme son nom l'indique en espagnol. Le vent à tourner au nord-est en mollissant et comme nous avons pris une route ouest-sud-ouest nous voilà au portant dans les petits airs. Le spi assymétrique est envoyé et nous propulse péniblement à 3-4 noeuds. La houle reste forte, ce qui rend le confort à bord limité. Il faut en vitesse installer une retenue de bôme pour empêcher celle-ci de passer d'un bord sur l'autre en menaçant de tout casser au passage.

Des maquereaux ont la bonne idée de venir se prendre dans la ligne pour amélioré notre ordinaire du soir alors que nous logeons la côte entre la ria de Aviles et la Isla Deva. Cette côte qui est une chaîne de montagne cotière qui tombe littéralement dans la mer à bien du mal à emrger des n uages bas en cette fin d'après midi. Nous scrutons le moindre indice qui nous mettrait sur la piste de l'entrée de Cudillero mais les falaises noires semblent compacteset ne laissent pas entrevoir le moindre port. Nous nous résignons à faire l'approche au GPS et ce n'est que très prêt que nous apercevons la chapelle qui surplombe l'entrée ainsi que le môle que l'on distingue à peine tellement il se confond avec les rochers environnants. L'alignement permet d'éviter les roches puis après un brusque virage à droite nous entrons dans une enceinte fermée par un haut mur de béton qui sert de port.  Le village se découvre sur la gauche, caché dans un creu de la falaise. L'effet est saisissant, on a l'impression que les maisons sont posées les unes sur les autres tellement la pente est raide. Cela donne l'image d'un mur de maisons et l'on ne comprends pas comment il peut y avoir des rues et une circulation dans cet ensemble compact.

Le port est assez vaste avec quelques dizaines de bateaux de pêche au mouillage et bien sûr quelques voiliers de passage. C'est un mur de béton de 6 à 8 mètres de haut sur 2 côtés et il y la falaise noire et humide de l'autre côté, ce n'est pas très romantique mais cela a le charme du dépaysement. Sur la quai, un poste à gazole pour les pêcheur, une usine à glace et un entrepot frigo. Il y a du fond (8 à 12m) et il faut laisser filer de la chaîne pour solidement mouillé sur son ancre, de ce fait les cercles d'évitement sont relativement grands et le port est vite saturé. Il y a bien un ponton mais si on peut y accoster, il est impossible d'aller en ville car il est fermé par une porte. Qu'à cela ne tienne, nous irons en annexe en ville.

Entrer dans Cudillero c'est comme passer de l'autre côté d'un décor de cinema. On passe dl'image verticale et compacte à un entrelacs de placettes et de ruelles bordées de nombreux bars et restaurants. En bref un lieu charmant et original comme beaucoup de lieu de cette côte des Asturies.

Le monde des navigateurs est bien petit car au mouillage nous retrouvons un couple de navigateurs canadiens que nous avions croisés à Vannes où ils avaient passé l'hiver sur leur bateau "Pierre de lune". Ils étaient repartis au printemps et commençaient leur route vers le sud avec le Brésil comme objectif.

Au matin le crachin est dense et la falaise noire semble nous tomber dessus. Quasimment sans bruits nous avançons vers sortie en passant entre les gros rochers qui constituaient l'abri originel de Cudillero, un dernier coup d'oeil au village drapé dans la brume, puis nous tournons brusquement vers la passe de sortie. En longeant la côte, le spectacle est féérique: les bancs de brumes s'accrochent aux montagnes qui tombent dans la mer.

Img_2135 Luarca est moins caché. On remarque de loin l'église et son cimetière qui surveillent le traffic maritime pour rappeller au marin que la mer n'est pas toujours leur amie.

Img_2144

Le port est défendu par deux jetées en béton  d'un aspect plutôt rébarbatif. Le long de la jetée de gauche, il y a 6 bouées qui sont destinées à la plaisance avec un amarrage entre bouée et bollard sur la jetée. La manoeuvre n'est pas évidente à faire si l'on est en équipage réduit et particulièremen t à marée basse car on ne peut pas approcher des échelles à cause de l'enrochement. Prévoir deux grandes aussières, une avant et une arrière, pour être confortable à l'amarrage.

La ville est contruite autour d'une rivière qui fait une jolie courbe avec un port circulaire entre la rivière et la falaise. Les maisons ont des toits de lauzes et l'on pourrait se croire dans le massif central ou en Bretagne quand on voit de magniques hydrangéas dans les jardins. Un palmier de temps en temps nous rappelle que nous sommes nettement plus au sud. Bien etendu, le port est bordé de bars et de restaurants servant tapas y raciones avec bière ou rioja. En bref, une bien agréable étape sans le côté magique de Cudillero.

Les Asturies à la voile - Gijon

Dans le précédent épisode (Traversée du Golfe de Gascogne) nous sommes arrivés à Gijon, principal port des Asturies et également le seul à posséder un vrai port de plaisance avec tous les services et des pontons flottants. Les photos correspondant à cette note se trouvent dans l'album Croisière vers les Asturies.

Gijon comme beaucoup de villes espagnoles est d'un abord un peu rébarbatif mais très agréable un fois que l'on y est entré. C'est particulièrement lorsque l'on arrive de la mer car la première chose que l'on aperçoit est le port de commerce de Musel surplombé par le Cabo de Torres et ses réservoirs de gaz sphériques. Un peu plus loin sur gauche on commence à apercevoir la ville de Gijon et principalement le quatier de Cimadevilla surplombé par le monument "La Atalaya". A pied de Cimadevilla se trouve le port de plaisance ou Muelles Locales. Celui-ci, avec toutes ses facilités pour les pleins en eau et en carburant, est donc un étape incontournable d'une navigation sur la côte nord espagnole. La capitainerie est plutôt sympatique, les douches propres et en très bon état et le coût de la place raisonnable (20€ pour un bateau de 11m en été 2006). Le seul petit point noir est l'abscence de magasin pour l'avitaillement ainsi que de ship à proximité du port.

Gijon est vraiment une étape agréable, Cimadevilla est animé et charmant. Il faut bien sûr en profiter pour gouter le cidre local (sidro) qui se boit en le faisant oxygéner abondamment en le versant de très haut en petite quantité dans le verre. Le breuvage évoluant très rapidement il faut boire immédiatement ce que le vient  de se verser. Un vrai spectacle que l'on peut admirer à toutes les terrasses de bar.

Golfe de Gascogne

Le projet initial pour la croisière d'été était de partir vers la Cornouaille et les îles Scilly, mais le copain qui devait partir avec nous avec son propre bateau nous a insisté pour mettre au cap au sud. Il faut dire que la météo ne se prétait guère à une virée vers l'Angleterre: une dépression était solidement accrochée sur le nord des iles Britanniques ce qui impliquait un aller au près serré avec de fortes probabilité de pluie.

Par contre, cap au sud, cela voulait dire une traversée du Golfe de Gascogne vers les Asturies et par conséquent affronter le cette traversée un peu mythique avec un équipage réduit au minimum: ma fille de 25 ans et moi-même. J'avoue j'ai longuement hésité et l'avant veille du départ j'étais encore en train de tergiverser en étudiant les cartes météo pour tenter de trouver une excuse imparable pour ne pas partir. Mais la météo annoncée pour les 3-4 jours suivants est quasiment parfaite pour une traversée avec flux d'ouest de 2 à 4 Beaufort et finalement le samedi soir la décision est prise, ce sera cap sur Gijon avec un départ dans dans la journée du lundi.

Le lundi matin est consacré aux achats de dernière minute comme le pavillon espagnol ainsi qu'aux dernières réparations (la pompe des WC). La route est tracée avec Scannav (logiciel de navigation): Le Crouesty, Les Béniguets, La pointe de Kerdonis à l'est de Belle-Ile puis cap direct sur la cardinale est qui protège les hauts fonds devant Gijon. En tout 267 milles, soit un peu plus de 53 heures si l'on compte une vitesse moyenne de 5 noeuds, ce qui est raisonnable pour Sassandra notre Feeling 36 DI.

Lundi 15:30! Un dernier coup de fil à nos compagnons de voyage qui sont à la Trinité puis nous mettons en route. Rendez-vous est pris à l'est de Belle-Ile et nous communiquerons sur le canal VHF 72. En sortant du Crouesty le vent est au rendez-vous et nous progressons à bonne allure vers les Béniguets. Après quelques soucis d'electronique de dernière minutes, Phenicia est un peu en retard et nous nous mettons à la cape courant protégé de la mer par la pointe de Kerdonis pour les attendre. Enfin un peu avant 19h, nos amis nous rejoignent et nous repartons directement cap au 206, route directe sur Gijon. Un dernier coup de fil à ceux qui sont restés à terre en profitant des derniers milles de couverture GSM puis nous nous enfonçons dans le golfe dans la nuit qui tombe avec toujours comme repère la phare de Goulphar. Nous marchons bon train avec un force 4 d'ouest qui nous propulse à près de 6 noeuds. Revers de la vitesse, les mouvements du bateau mettent à mal nos estomacs encore mal amarinés surtout que l'état de la mer est assez difficile avec une longue houle de plusieurs mètres d'amplitude.

Mardi vers 10h nous arrivons à l'accore du plateau continental ou nous avons le plaisir d'être accueillis par les habitants des lieux. Une bande d'une quarantaine de dauphins communs vient à notre rencontre et restent un bon quart d'heure à jouer autour du bateau.Gascognedauphins1

Gascognedauphins2 Gascognedauphins3

Dans la journée le vent faiblit et nous devons mettre le moteur en route. C'était de toute façon nécessaire pour recharger les batteries et cela va également nous permettre d'avoir de l'eau chaude pour prendre une bonne douche. Nous naviguons à vue avec Phenicia, puis en fin de journée le vent revient et nous les perdons de vue car avec 1,5m de longueur en plus et une version performance, l'Oceanis 411 est plus rapide que le Feeling 36.

La nuit commence avec un vent d'ouest mollissant qui refuse progressivement en passant sud-ouest. nous abattons pour conserver de la vitesse mais de ce fait nous nous éloignons de la route directe. Vers 3h du matin le vent tombe encore. Alors, si nous ne faisons plus de cap ni de vitesse, la seule solution c'est de remettre en route le moteur.

Mercredi matin, le soleil se lève sur une mer appaisée. C'est toujours un moment magique quand le soleil se lève en pleine mer, surtout quand on est bien amariné et que l'on peu savourer tranquillement son petit-déjeuner.

Gascognelever En début d'après-midi nous commençons à apercevoir les côtes espagnoles mais le vent faible ne nous propulse à peine à 4 noeuds. A la jumelle je distingue les grues du port de Gijon mais il nous reste tout de même dix milles à parcourir. Do coup nous remettons le moteur pour gagner un peu en vitesse. C'est également le moment de hisser le pavillon de courtoisie et j'attache le pavillon espagnol au hauban tribord.

Gascognepavillon

Mercredi 19h45. Nous sommes enfin dans la baie de Gijon et nous affalons la grand-voile.

Gascogneatterissagegijon L'entrée du port de plaisance de Gijon est assez délicate car très étroite et en cas de houle forte cela peut déferler dans la passe. Heureusement ce soir tout est calme et nous passons la tourelle verte pour rentrer dans les Muelles Locales ou nous attendent l'autre équipage arrivé depuis quelques heures.

Gascognearrive

Juste après 20h, nous sommes amarrés au catway, le moteur est arrêté et je remplis en vitesse livre de bord avant d'aller déguster les premières tapas. Nous avons parcourus 270 milles pour une distance théorique de 267. De ce fait notre écart de la nuit dernière ne nous a pas trop pénalisé. Nous avons mis 54h et 30' dont une vingtaine d'heures au moteur. Et le plus important: nous l'avons fait. Nous avons traversé, en équipage réduit, le fameux Golfe de Gascogne qui fait toujours peur à de nombreux plaisanciers. Maintenant: A nous les Asturies.

Gascognescannav Voici la route théorique et la trace sur l'écran de Scannav.

Première sortie

L'averse s'arrête au moment où nous arrivons devant le ponton. Heureusement car il n'y rien de pire que de charger ou décharger un bateau sous la pluie battante. Cette année nous inaugurons un nouveau diable pour porter tout le chargement depuis la voiture et cela nous évite effectivement quelques voyages. Il faut effectivement nous dépêcher un peu car la renverse à Port navalo est dans deux heures et même si le coef est tout petit, remonter le golfe du Morbihan à contre courant est toujours délicat et même impossible par coef au dessus de 50.

Le moteur démarre au quart de tour et nous voilà parti sous un plafond bas mais heureusement toujours sans pluie. Sortie du port, le vent est vraiment SO mais pas très fort, nous envoyons la grand voile mais gardons le moteur pour rentrer dans le golfe au plus vite.

Malheureusement, nous sommes un peu en retard et le jusant à commencer à s'établir doucement et il va nous falloir gagner la course de vitesse contre lui. Au Grands-Moutons celà passe sans problèmes mais au droit de l'île Berder, même en passant près de la côte, nous n'avançons plus qu'à 3 nds. heureuement le vent à forçit et aide le moteur mais même si nous faisons plus de 6 nds par rapport à l'eau nous progressons péniblement.

Je ne me lasse jamais du spectacle du Golfe de Morbihan, en toute saisons, à toute heure, c'est un régal des yeux.

Golfemorbihan001

Je regarde l'heure car je ne veux pas louper la dernière ouverture du pont de Vannes car je n'ai pas envie de passer la nuit au mouillage dehors.

Enfin nous arrivons à la maison rose et tout de suite la presqu'île de Conleau est en vue, nous remontons le mouillage et déjà il faut manoeuvrer pour affaler. J'appelle le pont sur la VHF, la voix crachotante nous indique que l'ouverture aura dans dix minutes, donc le temps d'y arriver.

Depuis notre départ du Crouesty, nous n'avons croisé aucun autre bateau, si ce n'est quelques barques qui pêchaient et j'aime bien cette impression d'être seul sur l'eau. Le pont s'ouvre et nous sommes son seul client. Nous avançons à vitesse réduite dans la Rabine, saluons les ouvriers du chantier naval qui mettent un bateau à l'eau et nous voilà au centre de Vannes.

Les amarres sont à peine en place que des trombes d'eau nous tombent du ciel. Nous sommes arrivés à temps.