Informatique nautique

Informations

  • Marée

Des bloggers de bon niveau

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
Blog powered by TypePad
Membre depuis 07/2005

Mondialisation

Printemps à Tokyo

L'engouement des japonais pour l'admiration des cerisiers en fleurs à quelque chose de déconcertant. Dans toutes les conversations, on commentent l'éclosion de ces fleurs et il n'est pas concevable de passer par Tokyo au mois d'avril sans aller au parc Ueno se promener les les arbres en fleur. Même en sortant de l'hotel on peut voir des passants prendre des gros plans sur les fleurs des arbres du petit parc que nous traversons pour aller rejoindre la station de Shinagawa.

Tokyo est une ville très intéressante, un choc relatif pour moi qui ait essentiellement voyagé dans des pays émergent ces dernières années et surtout par rapport à la Chine. Il faut dire que le physique semblable des Japonais et des Chinois et une écriture partiellement identique (les Kanji) pousse le voyageur à se croire dans le même pays en première approche mais rapidement des différences considérables apparaissent.

Img_3493

Tout d'abord l'attitude réservée, polie, l'empressement à être au service du client ou du visiteur change fondamentalement de l'attitude chinoise typique et puis les infrastructures et l'organisation de la ville de Tokyo sont impressionnantes. On peut tout faire en transport en commun, même sans parler un mot de japonais. Tout est prévu pour faciliter la vie du voyageur, alors qu'en France un grand nombre de dispositifs, mis en place pour éviter la fraude, rende la vis du passager compliquée, rien de tout çà à Tokyo. Vous n'avez pas le bon billet, pas de problème l'automate vous fait payer la différence. Il y a également une carte pré-payée rechargeable qui permet d'utiliser tout les transports ainsi que de faire de petits achats dans les boutiques des gares: la "SUICA card". Adoptez-la immédiatement si vous devez passer quelques jours à Tokyo.

Il faut aussi parler de la mentalité japonaise par rapport au business et à la place du Japon dans le monde, mais ceci fera l'objet d'un prochain billet.

Et on repart...

Finie la période des vœux et des bonnes résolutions, il faut repartir taper dans le dur pour cette année 2008 qui ne s'annonce pas vraiment simple. Donc, sans tomber dans l'exercice de divination que certains font avec talent,  je profite de ce premier billet pour livrer les premières impressions sur ce qui nous attend.

2008 sera l'année de la ChineIdeogrammechine_3

Pourquoi 2008 ? Tout d'abord, les JO en aout prochain vont mettre la Chine au premier plan des médias pendant une longue période, mais ce n'est pas tout: Un véritable tournant au niveau de l'économie mondiale est en train de se dessiner avec une croissance qui continue au même rythme en Asie alors qu'une récession (ou presque) se profile aux États-Unis. Du coup les rapports deDrapeauchine_2 force sur le plan économique peuvent basculer. Qui aurait dit il y a quelques années que des acteurs de premier plan du système financier américain seraient renfloués par des fonds souverains chinois communistes ?
La présence et l'influence de la Chine sur la scène internationale va donc très fortement s'accentuer en 2008.

Les coups de cœur de ce début d'année

Tout d'abord deux jeune artistes américains avec une musique sensible et originale: Beirut (leur page MySpace) et Alela Diane (MySpace egalement). Leurs styles n'ont rien à voir entre eux: Alela Diane fait une folk pure et dure( "grass root") tandis que Beirut s'inspire très largement de la musique des Balkans. A découvrir!

Sinon pour ceux que leur route mène vers Vannes (Morbihan), je conseille un hébergement agréable avec un accueil charmant: La Villa Catherine.

Sinon dès demain soir la première nuit de l'année dans un Boeing 777 cap à l'est...

La mondialisation à l'oeuvre dans le Gers

On peut observer les effets de la mondialisation même au fin fond de nos campagnes françaises. Prenons le Gers par exemple : C’est un département essentiellement rural, à l’écart des grands axes de circulation et sans infrastructures majeures. Prenons un axe d’analyse simple : la viticulture et l’industrie vinicole pour illustrer le propos.

Dans les années 1970, la viticulture gersoise avait une vocation essentiellement locale avec pour débouché la production d’Armagnac et de vin de table de mauvaise qualité. Le changement des habitudes de consommation avec la diminution de la demande en alcool forts et en vin de consommation courante à progressivement ruiné cette économie avec pour conséquence des arrachages massifs de vignes, financés par l’Union Européenne, au début des années 1980.

On aurait croire que tout ce savoir faire viticole était perdu à jamais quand de surcroît l’ensemble de l’industrie française du vin a été soumise à la concurrence des vins de l’hémisphère sud. En définitive, c’est le contraire qui en train de se passer. Profitant du fait qu’ils avaient à leur disposition des territoires viticoles mal exploités et donc peu cher et pas de contraintes de production liés aux Appellations d’Origine, quelques entrepreneurs se sont lancés dans la fabrication de vin non pas sur des critères de qualité « locaux » mais au contraire fonction de la demande de consommateurs « globaux » avec pour résultat des succès considérables qui changent le visage de la viticulture française en se battant à armes égales avec les producteurs du nouveau monde.

Imgp2465

Dans ce registre je citerai deux exemples emblématiques : Le Domaine du Tariquet de la famille Grassa qui est un développement entièrement privé et pour ce qui est du domaine coopératif le Groupe Plaimont qui rassemble les caves coopératives de Saint Mont, de Crouseilles dans le Madiran ainsi que des producteurs du Condomois.

Un coup de cœur très personnel pour Colette et Guy Vignoli et leur Domaine de Laguille à Eauze pour leur belle gamme de vins blancs de cépages locaux (Petit manseng, Gros Manseng, Colombard). Ils n’ont pas de site Web, mais voici leur localisation sur Google Earth.

Thailande - Pattaya

La ville de Pattaya est d'ordinaire associée au tourisme de masse et la prostitution également de masse mais c'est aussi, grâce à la toute proche zone franche de Laem Chabang, un centre industriel de premier plan au niveau international.

C'est sûr que l'on ne joue pas dans la même cour que la région de Shanghai ("Yang-Tse River Delta") ou de Guandong ("Pearl River Delta"), mais les sociétés américaines ont longtemps préféré le régime politique Thaï qui leur semble plus "sur" ou en tout cas plus contrôlable. C'est aujourd'hui ce qui permet aux usines implantées en Thailande comme à celle situées en Malaysie de maintenir leur position face à la domination chinoise mais pour combien de temps. Spécifiquement dans le domaine de l'électronique la Chine gagne des parts de marché grâce à son marché intérieur qui pousse les industriels à s'implanter localement mais aussi grâce à l'intégration verticale possible en Chine car l'ensemble des acteurs sont présents localement. La Thailande offre principalement une plate-forme avec une main d' oeuvre qualifiée, docile et bon marché. C'est déjà pas mal, mais ce ne sera pas suffisant dans tous les cas.

Les lieux de la mondialisation: pour illustrer sur le globe les différents lieux cités, un lien au format Google Earth sera inclus à chaque fois que cela est possible. Pour commencer, voici un lien vers la Zone industrielle de Laem_Chabang

Le monde est plat

Par ce titre je fais bien sûr référence au livre "The World is flat", de l'éditorialiste vedette du New York Times Thomas Friedman, qui a été traduit en français sous le titre "Le monde est plat". Thomas Friedman a longtemps été un des observateur et chroniqueur les plus avisé du Moyen Orient et du conflit Israélo-Palestinien puis, suite au déclenchement de la guerre en Irak, il a radicalement changé ses sujets de chroniques en se focalisant les les problèmes énergétiques et la mondialisation.

Par le vocable "monde plat" Thomas Friedman, ne défend pas bien sûr un retour à une conception antique du monde mais suggère que maintenant nous vivons dans un monde dans lequel la plupart des frontières ainsi que les distances ont été abolies. Le technologie des réseaux permet de réaliser un tâche ou un service indépendamment du lieu ou il est rendu. Les principaux exemples cités sont basés sur les transferts massifs de l'industrie des services américaines vers l'Inde.

Beaucoup de réflexions justes, même si le point de vue est souvent très américano-centrique, qui mettent en lumière les évolutions de notre société de manière globale. Beaucoup de nos hommes (et femmes) politiques français devrait lire cet ouvrage qui montre que la plupart des solutions avancées pour résoudre les problèmes de la France sont à côté de la plaque.

Retour à Shanghai

Il y des destinations incontournables ces derniers temps et Shanghai et fait partie. La preuve est que les avions sont systématiquement pleins sur cette destination et qu'il est conseillé de réserver au moins un semaine à l'avance si l'on veut partir même en payant le prix fort. Le pire c'est que même la classe affaire est bondée. Mais cela ne me concerne que marginalement car je voyage en "classe bétail" et que les probabilités de surclassement sont faibles sauf si l'on voyage un 14 aout par exemple.

Mais aujourd'hui l'avion est plein et j'ai juste réussi à préserver une place couloir dans la première partie de la cabine eco. Pour les personnes qui ne voyagnet pas très souvent, rester 12h dans un avion apparaît comme une épreuve, mais quand on le fait environ une fois par mois depuis des années, on finit par s'adapter et une de mes nouvelles armes pour rendre ces voyages les moins désagréable s'appelle iPOD. Le fait de pouvoir écouter la musique que l'on a choisi en un plus énorme.

Et cette nuit là, la lecture aléatoire m'a passé un grand nombre de titres de Natalie Merchant. Il est vrai que j'ai une grande partie de sa discographie enregistrée dans l'iPOD, mais toute de même cet enchaînement m'a donné l'idée d'écrire sur cette immense chanteuse très injustement méconnue, en France en tout cas.

N'ayant pas peur des mots, je pense que c'est une des plus grandes chanteuse folk-rock de tous les temps. Très peu d'artistes sont capables de vous passer des émotions à ce niveau. Plusieurs morceaux d'anthologie:

  • My Skin sur Ophélia
  • Motherland sur l'album éponyme
  • Crazy Man Michael sur The House Carpenter's Daughter
  • Et tous les autres car il n'y a rien à jeter sur Natalie Merchant

Et pour des informations supplémentaires Le site officiel de Natalie Merchant

En téléchargement sur tous les bons sites car il n'y quasimment plus de CD dans les bacs....

Vivre la mondialisation - suite

Je pourrais aussi faire une rubrique sur les tribulations du "mondialiseur", mais pour l'instant je voudrais pouvoir donner une vision concrète de l'écheveau des chaines d'approvisionnement que nous mettons en place.

Je prends aujourd'hui le cas d'un produit de télécommunication à usage des opérateurs. La produit est développé par une société californienne dirigés par des indiens et dont le responsable technique est allemand. Jusque là tout va bien. Maintenant regardons comment ils font faire fabriquer leur produit:

  • L'assemblage et le test final sont faits au Mexique
  • Il est des pièces de provenance diverse, mais le gros vient de Chine (continentale et Taiwan)
  • Les composants de bases viennent de divers pays d'Asie et des USA

A la vue de cet écheveau, qui peut dire quel est la "nationalité" ou l'origine réelle du produit ?

Ceci illustre le degré d'interconnexion de nos économies et l'immense difficulté qu'une montée du protectionnisme engendrerait, mais cela montre également que ce serait en pratique très difficile à mettre en place. Je pense que c'est ce qui caractérise notre époque par rapport au 19ème ou au 20ème siècle. Quand les mécanismes protectionnistes se sont mis en place, ils ont sévèrement endommagé l'économie mondiale mais à cette époque il y avait encore une très forte localisation de la production! Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il est devenu impossible de fabriquer une voiture ou un équipement de télécommunication sans pièces venant d'Asie, d'Amérique du Nord ou même d'Europe de l'Est.

Vivre la mondialisation

Pour paraphaser une phrase célèbre des Guignols de l'info: la mondialisation c'est vous la vivez, c'est nous qui en vivons. Même si globalement la mondialisation a des effets positifs, elle induit des effets pervers sur les personnes qui la vivent au quotidien:

  • On se lève (en France) en ce précipant sur ses mails pour voir ce que les chinois on fait depuis le début de la journée chez eux.
  • On passe son WE à gérer des pièces en transit en le Mexique et la France en passant par le Canada et l'Irlande du Nord.
  • On va voir en Chine pourquoi sa fabrication n'avance pas, alors que le problème c'est un rivet qui vient de France qui bloque tout car la PME est vacances pour le mois d'Aout.
  • Et pour finir on se couche en lisant les derniers mails en provenance d'Amérique du Nord et envoyant les instructions en Asie, pour qu'ils commencent à travailler pendant que l'on dort encore

Welcome to the World Company!

Shanghai l'insatiable

De nouveau de retour de Shanghai. Cette ville est en train de devenir une des metropoles majeures d'Asie et même du monde. A ce rythme, il est sûr que Shanghai va surpasser toutes autres métropoles d'Asie dans moins de 5 ans. La seule qui peut peut-être lui résister est Tokyo, et encore...

Dans 3 ans, nous aurons droit à l'expo universelle (Shanghai 2010) et la ville en profite pour rivaliser avec sa rivale éternelle: Beijing. celle-ci a eu les jeux olympiques, mais sûr Shanghai va se refaire avec son exposition. Dejà, des pans entiers de la zone portuaire sont en cours de démolition pour dégager des dizaines d'hectares au bord de la rivère Huangpu pour le futur site.

Sinon, la ville-province prévoie de consommer 21GW d'électricité en pointe cet été. Cela représente quand même l'équivalent d'une quinzaine de réacteurs nucleaires. Mais le problème est l'acheminement car il n'y a pas assez de lignes à Très haute Tension et de sous-stations pour distribuer cette énergie. du coup c'est le rationnment et dès qu'il fait très chaud, des arrêts tournants d'usines sont programmés.

Sinon, on peut constater que la société de consommation progresse à grands pas: des centres commerciaux géants (avec les mêmes marques que partout ailleurs dans le monde), des restaurants à la mode, des grosses voitures (la Porsche Cayenne semble très à la mode) fleurissent à travers toute la ville. Les 11% de croissance en moyenne annuelle annoncés pour le dernier trimestre sont visible!!

Bientôt l'inauguration d'une tour de 492m situé à Pudong à côté de la déjà célèbre Jin Mao (420m) et l'originale Oriental Pearl Tower avec ses deux boules.

La suite au prochain épisode.

Back in the USA

Je n'étais pas retourné aux Etats-Unis depuis septembre 2001 (incidemment j'y étais le 11), sauf pour de brefs transits à Miami. Pour ce voyage là, j'ai en plus eu l'opportunité de voir Manhattan, de loin certe, sans ses tours jumelles. On a beau s'y attendre, cela fait toujours quelque chose de voir le "skyline" d'une ville changé à ce point.

Sinon l'Amérique profonde n'a pas beaucoup changée. Il y a plus de centres commerciaux, plus de restaurants qui emploient des gens payés à des salaires de misère. Pour vous donner une idée, le salaire minimum légal est de l'ordre de 3,5 US$ par heure et de seulement 2,5US$ par heure pour les employés qui touchent des pourboires comme les serveurs dans les restaurants. Si vous allez aux Etats-Unis, pensez au service, le personnel de salle n'est payé que par ce que vous mettez au bout de l'addition.

Sinon l'industrie traditionnelle et les bastions syndicaux souffrent. Globalement dans les 50 à 70 les syndicats américains avaient négocié des conditions globales très intéressantes qui comprennent à la fois des salaires relativement confortables (25US$/h par example) accompagnés d'avantages sociaux (soins médicaux et retraites) avantageux. Ces accords sont incontournables et même l'employeur ne peut pas avoir recours aux intérimaires, il faut qu'il embauche des salariés aux même conditions. Par contre ces accords sont locaux et de ce fait les disparités de coûts entre différents sites d'une même entreprise sur le territoire même des Etats-Unis sont très importants, et je ne parle pas des délocalisations en Asie. En conséquence on assiste depuis quelques années à une disparition rapide des emplois de production qualifiés dans les états industriels traditionnels du nord-est et du centre-nord(Ohio, Michigan, Illinois, New York, Massachusset,...) au profit d'états nouvellement industrialisés du sud (Georgie, Alabama, Texas, Nouveau-Mexique,...). C'est ce qui ce passe dans l'industrie automobile ou les trois constructeurs américains sont dans les états du nord avec des structures de couts très élévées tandis que les constructeurs japonais se sont installés dans le sud.

C'est l'inconvénient du système américain qui fait reposer la protection sociale sur les seules entreprises, sans règle générale. De ce fait la concurrence s'exerce également sur le niveau de cette protection.

Sinon la seule chose qui est vraiment changée depuis septembre 2001 au Etats-Unis, c'est la sécurité dans les aéroports et prendre l'avion est devenu franchement désagréable avec toutes ces procédures de sécurité. Au rythme ou cela va, il va bientôt falloir se mettre en sous-vêtements pour pouvoir embarquer dans un avion.