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Un petit tour dans le Roussillon

Pour changer des virées en extrême-orient, un petit tour dans l'extrême sud de la France, cette Catalogne du nord que l'on nomme Roussillon.

Tout d'abord il faut signaler le travail considérable accompli ces dernières années par les viticulteurs de cette région qui se sont hissés (à mon humble avis)  dans l'élite des régions viticoles et qui sont à même de concurrencer les vins du grand sud (down under). Un petit reportage en image sur les Vignobles du Roussillon.

Quelques caves visitées: tout d'abord le Mas Blanc à Banyuls et le Mas Cremat  à L'Espira de l'Agly. De très bons vins la plupart à des prix très convenables.

Une bonne surprise est la ville de Perpignan, une ville originale et vivante, légèrement dépaysante car on est plus tout à fait en France et qui vaut le coup d'y passer au moins 2 jours. Pour l'hébergement on peut conseiller les chambres d'hôtes du "Crocodile Rouge" en plein centre ville piétonnier. Des chambres modernes et spacieuses qui permettent de tout découvrir à pied.

Printemps à Tokyo

L'engouement des japonais pour l'admiration des cerisiers en fleurs à quelque chose de déconcertant. Dans toutes les conversations, on commentent l'éclosion de ces fleurs et il n'est pas concevable de passer par Tokyo au mois d'avril sans aller au parc Ueno se promener les les arbres en fleur. Même en sortant de l'hotel on peut voir des passants prendre des gros plans sur les fleurs des arbres du petit parc que nous traversons pour aller rejoindre la station de Shinagawa.

Tokyo est une ville très intéressante, un choc relatif pour moi qui ait essentiellement voyagé dans des pays émergent ces dernières années et surtout par rapport à la Chine. Il faut dire que le physique semblable des Japonais et des Chinois et une écriture partiellement identique (les Kanji) pousse le voyageur à se croire dans le même pays en première approche mais rapidement des différences considérables apparaissent.

Img_3493

Tout d'abord l'attitude réservée, polie, l'empressement à être au service du client ou du visiteur change fondamentalement de l'attitude chinoise typique et puis les infrastructures et l'organisation de la ville de Tokyo sont impressionnantes. On peut tout faire en transport en commun, même sans parler un mot de japonais. Tout est prévu pour faciliter la vie du voyageur, alors qu'en France un grand nombre de dispositifs, mis en place pour éviter la fraude, rende la vis du passager compliquée, rien de tout çà à Tokyo. Vous n'avez pas le bon billet, pas de problème l'automate vous fait payer la différence. Il y a également une carte pré-payée rechargeable qui permet d'utiliser tout les transports ainsi que de faire de petits achats dans les boutiques des gares: la "SUICA card". Adoptez-la immédiatement si vous devez passer quelques jours à Tokyo.

Il faut aussi parler de la mentalité japonaise par rapport au business et à la place du Japon dans le monde, mais ceci fera l'objet d'un prochain billet.

3 générations pour une mise à l'eau

Il fait frais sur la zone technique du Crouesty et même quelques petites averses bien fraîches nous rappellent que nous sommes toujours en hiver et Sassandra est devant nous, sur son conformateur avec sa dérive refaite à neuf qu'il reste à fixer et protéger. Après quelques efforts et des coups de marteau bien placés les vis de l'axe de la dérive ont bien voulu se mettre en place et c'est les mains maculées de peinture anti-fouling que votre serviteur inspecte les œuvres vives et fait quelques petites retouches par-ci par-là.
Enfin le bateau est prêt  et nous sommes trois, de trois générations successives pour procéder à la mise à l'eau en compagnie bien sûr de toute l'équipe de manutention du port, bien entendu. La masse du Travelift avance doucement vers Sassandra dans un grand bruit de diesel et ceci a malheureusement comme effet de mettre la génération 3 en pleurs. Qu'à cela ne tienne, la génération 2 est là pour prendre dans les bras et consoler.

Sassandra1

Les sangles sont passées et c'est maintenant un des moments les plus impressionnant: un coup de moteur et voici les 6 tonnes de Sassandra à quelques centimètres au dessus de son support. Encore quelques retouches d'anti-fouling et voilà le voilier qui avance doucement vers la cale de mise à l'eau à deux mètres au-dessus du sol et qui finalement s'immobilise au-dessus de l'eau. Le moteur de l'engin rugit de nouveau pour faire descendre la bateau et quelques secondes plus tard ce dernier est à l'eau. Nous montons alors à bord dans l'ordre des générations, le troisième un peu aidée d'accord, mais nous voilà tous les 3 à bord.

Une plongée en cale, pour  vérifier les vannes et purger le joint d'arbre, un tour de clef et le moteur démarre au quart de tour. La génération 3 qui commence à connaitre le bateau s'agite dans tous les sens dans le cockpit et surtout veux voir ce qui se passe autour en montant sur les hiloires. Du coup la génération 2 à fort à faire et ne m'est que d'un secours limité. La sangle qui retenait encore le bateau sur l'avant plonge et avec un petit peu de gaz , Sassandra part lentement en marche arrière en se mettant en crabe  bien entendu. Une petite manoeuvre et 5 minutes plus tard nous voilà amarrés au ponton avec un mousse de 18 mois à la barre.

La bateau n'est pas encore prêt à naviguer, il y les voiles à installer, un sommier à lattes à monter et bien sûr un récepteur AIS à brancher. Mais tout cela sera pour le prochain épisode.

Frustration

Vendredi 1er Février, le magazine Thalassa annonce une escale brésilienne à Paraty. connaissant bien cette petite ville coloniale je me prépare à me couler doucement dans les images de mes souvenirs mais j'ai malheureusement été bien déçu.
Paraty

Bien sûr non avons eu un survol rapide de la ville avec une petite explication sur la mer qui envahie les rues de la ville à marée haute et une rencontre, bien trop courte, avec Amir Klink sur son bateau étonnant le Paratii2 (photo) avec son gréement de goélette à balestrons.
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Mais à part çà, un long passage sur un ex de la télévision française et les affres de sa réparation de pompe à gazole et un rapide passage sur une plage du sud de Ilha Grande. En tout 15 à 20mn un peu bâclées. Il y avait bien plus à dire et à montrer sur les merveilles de la Costa Verde, sur ces criques profondes, sur ces villages que l'on ne peut atteindre que par la mer, sur ces magnifiques villas sur les iles privées que les riches Paulistas rejoignent le week-end en hélicoptère et bien sûr sur ces restaurant typiques nichés au creux d'un rocher.

Paraty_ilha_catimbau

Et on repart...

Finie la période des vœux et des bonnes résolutions, il faut repartir taper dans le dur pour cette année 2008 qui ne s'annonce pas vraiment simple. Donc, sans tomber dans l'exercice de divination que certains font avec talent,  je profite de ce premier billet pour livrer les premières impressions sur ce qui nous attend.

2008 sera l'année de la ChineIdeogrammechine_3

Pourquoi 2008 ? Tout d'abord, les JO en aout prochain vont mettre la Chine au premier plan des médias pendant une longue période, mais ce n'est pas tout: Un véritable tournant au niveau de l'économie mondiale est en train de se dessiner avec une croissance qui continue au même rythme en Asie alors qu'une récession (ou presque) se profile aux États-Unis. Du coup les rapports deDrapeauchine_2 force sur le plan économique peuvent basculer. Qui aurait dit il y a quelques années que des acteurs de premier plan du système financier américain seraient renfloués par des fonds souverains chinois communistes ?
La présence et l'influence de la Chine sur la scène internationale va donc très fortement s'accentuer en 2008.

Les coups de cœur de ce début d'année

Tout d'abord deux jeune artistes américains avec une musique sensible et originale: Beirut (leur page MySpace) et Alela Diane (MySpace egalement). Leurs styles n'ont rien à voir entre eux: Alela Diane fait une folk pure et dure( "grass root") tandis que Beirut s'inspire très largement de la musique des Balkans. A découvrir!

Sinon pour ceux que leur route mène vers Vannes (Morbihan), je conseille un hébergement agréable avec un accueil charmant: La Villa Catherine.

Sinon dès demain soir la première nuit de l'année dans un Boeing 777 cap à l'est...

La mondialisation à l'oeuvre dans le Gers

On peut observer les effets de la mondialisation même au fin fond de nos campagnes françaises. Prenons le Gers par exemple : C’est un département essentiellement rural, à l’écart des grands axes de circulation et sans infrastructures majeures. Prenons un axe d’analyse simple : la viticulture et l’industrie vinicole pour illustrer le propos.

Dans les années 1970, la viticulture gersoise avait une vocation essentiellement locale avec pour débouché la production d’Armagnac et de vin de table de mauvaise qualité. Le changement des habitudes de consommation avec la diminution de la demande en alcool forts et en vin de consommation courante à progressivement ruiné cette économie avec pour conséquence des arrachages massifs de vignes, financés par l’Union Européenne, au début des années 1980.

On aurait croire que tout ce savoir faire viticole était perdu à jamais quand de surcroît l’ensemble de l’industrie française du vin a été soumise à la concurrence des vins de l’hémisphère sud. En définitive, c’est le contraire qui en train de se passer. Profitant du fait qu’ils avaient à leur disposition des territoires viticoles mal exploités et donc peu cher et pas de contraintes de production liés aux Appellations d’Origine, quelques entrepreneurs se sont lancés dans la fabrication de vin non pas sur des critères de qualité « locaux » mais au contraire fonction de la demande de consommateurs « globaux » avec pour résultat des succès considérables qui changent le visage de la viticulture française en se battant à armes égales avec les producteurs du nouveau monde.

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Dans ce registre je citerai deux exemples emblématiques : Le Domaine du Tariquet de la famille Grassa qui est un développement entièrement privé et pour ce qui est du domaine coopératif le Groupe Plaimont qui rassemble les caves coopératives de Saint Mont, de Crouseilles dans le Madiran ainsi que des producteurs du Condomois.

Un coup de cœur très personnel pour Colette et Guy Vignoli et leur Domaine de Laguille à Eauze pour leur belle gamme de vins blancs de cépages locaux (Petit manseng, Gros Manseng, Colombard). Ils n’ont pas de site Web, mais voici leur localisation sur Google Earth.

Thailande - Pattaya

La ville de Pattaya est d'ordinaire associée au tourisme de masse et la prostitution également de masse mais c'est aussi, grâce à la toute proche zone franche de Laem Chabang, un centre industriel de premier plan au niveau international.

C'est sûr que l'on ne joue pas dans la même cour que la région de Shanghai ("Yang-Tse River Delta") ou de Guandong ("Pearl River Delta"), mais les sociétés américaines ont longtemps préféré le régime politique Thaï qui leur semble plus "sur" ou en tout cas plus contrôlable. C'est aujourd'hui ce qui permet aux usines implantées en Thailande comme à celle situées en Malaysie de maintenir leur position face à la domination chinoise mais pour combien de temps. Spécifiquement dans le domaine de l'électronique la Chine gagne des parts de marché grâce à son marché intérieur qui pousse les industriels à s'implanter localement mais aussi grâce à l'intégration verticale possible en Chine car l'ensemble des acteurs sont présents localement. La Thailande offre principalement une plate-forme avec une main d' oeuvre qualifiée, docile et bon marché. C'est déjà pas mal, mais ce ne sera pas suffisant dans tous les cas.

Les lieux de la mondialisation: pour illustrer sur le globe les différents lieux cités, un lien au format Google Earth sera inclus à chaque fois que cela est possible. Pour commencer, voici un lien vers la Zone industrielle de Laem_Chabang

Le monde est plat

Par ce titre je fais bien sûr référence au livre "The World is flat", de l'éditorialiste vedette du New York Times Thomas Friedman, qui a été traduit en français sous le titre "Le monde est plat". Thomas Friedman a longtemps été un des observateur et chroniqueur les plus avisé du Moyen Orient et du conflit Israélo-Palestinien puis, suite au déclenchement de la guerre en Irak, il a radicalement changé ses sujets de chroniques en se focalisant les les problèmes énergétiques et la mondialisation.

Par le vocable "monde plat" Thomas Friedman, ne défend pas bien sûr un retour à une conception antique du monde mais suggère que maintenant nous vivons dans un monde dans lequel la plupart des frontières ainsi que les distances ont été abolies. Le technologie des réseaux permet de réaliser un tâche ou un service indépendamment du lieu ou il est rendu. Les principaux exemples cités sont basés sur les transferts massifs de l'industrie des services américaines vers l'Inde.

Beaucoup de réflexions justes, même si le point de vue est souvent très américano-centrique, qui mettent en lumière les évolutions de notre société de manière globale. Beaucoup de nos hommes (et femmes) politiques français devrait lire cet ouvrage qui montre que la plupart des solutions avancées pour résoudre les problèmes de la France sont à côté de la plaque.

Coucher de soleil sur la rivière Huangpu

C'était le 24 novembre dernier et il faisait un temps anormalement chaud pour cette fin d'automne à Shanghai. Ce jour là j'avais décidé de faire des photos depuis le Bund au soleil couchant. je suis arrivé 15mn trop tard pour la lumière mais le résultat est encore regardable.

La Jin Mao tower (420m) est maintenant dominée par la Shanghai World Financial Center Tower (491m).

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L' Oriental Pearl tower (468m) qui abrite les locaux de la télévision semble aussi surveiller le traffic sur le fleuve.

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La foule se presse sur Bund pour profiter des heures de temperatures clémentes en admirant le spectacle du soleil couchant sur Pudong

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Il ne faut pas oublier le Huanpu est avant tout une artère de traffic fluvial intense.

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Retour à Shanghai

Il y des destinations incontournables ces derniers temps et Shanghai et fait partie. La preuve est que les avions sont systématiquement pleins sur cette destination et qu'il est conseillé de réserver au moins un semaine à l'avance si l'on veut partir même en payant le prix fort. Le pire c'est que même la classe affaire est bondée. Mais cela ne me concerne que marginalement car je voyage en "classe bétail" et que les probabilités de surclassement sont faibles sauf si l'on voyage un 14 aout par exemple.

Mais aujourd'hui l'avion est plein et j'ai juste réussi à préserver une place couloir dans la première partie de la cabine eco. Pour les personnes qui ne voyagnet pas très souvent, rester 12h dans un avion apparaît comme une épreuve, mais quand on le fait environ une fois par mois depuis des années, on finit par s'adapter et une de mes nouvelles armes pour rendre ces voyages les moins désagréable s'appelle iPOD. Le fait de pouvoir écouter la musique que l'on a choisi en un plus énorme.

Et cette nuit là, la lecture aléatoire m'a passé un grand nombre de titres de Natalie Merchant. Il est vrai que j'ai une grande partie de sa discographie enregistrée dans l'iPOD, mais toute de même cet enchaînement m'a donné l'idée d'écrire sur cette immense chanteuse très injustement méconnue, en France en tout cas.

N'ayant pas peur des mots, je pense que c'est une des plus grandes chanteuse folk-rock de tous les temps. Très peu d'artistes sont capables de vous passer des émotions à ce niveau. Plusieurs morceaux d'anthologie:

  • My Skin sur Ophélia
  • Motherland sur l'album éponyme
  • Crazy Man Michael sur The House Carpenter's Daughter
  • Et tous les autres car il n'y a rien à jeter sur Natalie Merchant

Et pour des informations supplémentaires Le site officiel de Natalie Merchant

En téléchargement sur tous les bons sites car il n'y quasimment plus de CD dans les bacs....